Le dictionnaire du business plan

Lorsque l’on rédige son business plan il est nécessaire d’utiliser certains termes spécifiques pour sortir du lot des autres entrepreneurs aux yeux des investisseurs. C’est notamment grâce à ce vocabulaire que vous gagnerez en crédibilité et que vos interlocuteurs jugeront votre niveau de compétences financières et stratégiques. C’est le petit plus qui pourra faire la différence entre un entrepreneur mal préparé et vous !

Ce dictionnaire sera mis à jour régulièrement avec de nouveaux termes techniques !

Lettre A

  • Amortissements : c’est l’illustration comptable de la perte de valeur d’un actif au fil du temps. Si vous achetez une voiture demain et la revendez dans cinq ans, votre prix de revente sera inférieur au prix d’achat neuf. Les normes comptables enregistrent cette perte de valeur progressive grâce à des charges passées annuellement au compte de résultat jusqu’à ce que l’actif qui est amorti atteigne finalement sa valeur résiduelle. Ainsi si vous achetez une voiture neuve 30 000 € en 2010, que sa valeur résiduelle, qui correspond à la valeur minimum en-dessous de laquelle elle ne tombera jamais, est de 10 000 € et que vous amortissez ce véhicule sur 5 ans, vous passerez une charge annuelle au compte de résultat de : (30 000 € – 10 000 €) / 5 = 4 000 € tous les ans pendant 5 ans. Les amortissements diminuent donc vos bénéfices puisque ce sont des charges, mais cela peut avoir un intérêt : comme vos bénéfices sont réduits… vos impôts aussi ! D’autant plus que c’est une stricte écriture comptable, vous ne débourserez pas réellement ces 4 000 € tous les ans, et ils ne diminueront donc pas votre trésorerie.

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  • Actifs circulants : ce sont les actifs les plus liquides de votre société, c’est à dire ceux qui peuvent être monétisés en moins d’un an. Ils comprennent donc votre trésorerie, vos stocks, vos créances clients, créances sociales et créances de TVA, et vos placements à court terme.
  • Actifs immobilisés : ce sont les actifs les moins liquides de votre entreprise, qui ne peuvent normalement pas être monétisés en moins d’un an ou dont vous tirez vos revenus. Ils comprennent donc vos moyens de production (machines, usines, véhicules, ordinateurs, etc… qui sont d’ailleurs pour la plupart amortis dans le temps) et vos investissements à long terme (terrains, immobilier, etc…).
  • Actifs incorporels (ou intangibles) : ce sont vos actifs immatériels : marques, brevets, fonds de commerce, certains logiciels, etc…
  • Avantages concurrentiels : C’est l’avantage de votre entreprise ou de votre produit sur l’offre des concurrents. Un avantage concurrentiel peut être de plusieurs natures : le prix, le réseau de distribution, des partenariats, une technologie spécifique, un savoir-faire, etc…
  • Lettre B

  • B2B : ou B-to-B ou Business-to-Business, c’est lorsque vos clients sont d’autres entreprises. Vous pouvez être entièrement tourné vers le B2B, une agence de publicité par exemple dont les clients sont des entreprises qui cherchent à organiser leurs campagnes de communication, ou alors pour une partie seulement de votre activité, une marque automobile par exemple qui aurait une offre spécifique pour vendre des véhicules aux entreprises et une autre offre tournée vers les particuliers. L’avantage du B2B est que vous avez en général moins de clients à convaincre car une entreprise passe des commandes plus importantes qu’un particulier, mais les négociations commerciales peuvent être plus ardues.
  • B2C : ou B-to-C ou Business-to-Consumers, c’est lorsque vos clients sont des particuliers : les enseignes de grande distribution, les restaurants, etc… L’avantage est qu’il est souvent plus facile d’approcher un particulier pour lui vendre un produit ou un service plutôt qu’une entreprise, mais en contrepartie vous devrez souvent avoir beaucoup plus de clients en B2C qu’en B2B pour générer un montant similaire de chiffre d’affaires.
  • Barrières à l’entrée : ce sont les obstacles qui peuvent empêcher un entreprise d’entrée sur un marché ou en tout cas fortement ralentir son arrivée. Elles peuvent être de différentes natures : technologie difficile d’accès, obstacles réglementaires et juridiques, etc…
  • Benchmark : un benchmark est une analyse comparative des offres des concurrents avec la votre, afin de lister les points forts et points faible de chaque acteur de votre marché pour mieux vous positionner.
  • Bénéfices : c’est ce qu’il reste de votre chiffre d’affaires une fois diminué de tous vos coûts, taxes et impôts.

    Nos articles qui en parlent : Faire son compte de résultat prévisionnel, Seuil de rentabilité : calcul et définition

  • BFR – Besoin en fond de roulement : c’est la différence entre les actifs d’exploitation (stocks et créances clients majoritairement) et les passifs d’exploitation (dettes fournisseurs majoritairement). Lorsqu’il est positif il correspond à un besoin de financement pour l’entreprise. Par exemple si une entreprise A a des stocks pour 3 000 € et des créances clients pour 2 000 € tandis que ses dettes fournisseurs s’élèvent à 1 000 € alors c’est qu’elle a du financer 3 000 + 2 000 – 1 000 = 4 000 € d’actifs d’exploitation grâce à des sources de financement extérieurs (emprunt, apport de capital, etc…). Si au contraire le BFR est négatif c’est que l’entreprise peut financer ses actifs d’exploitation uniquement grâce à son activité, sans source de financement extérieure. Par exemple si une entreprise B possède des stocks pour 2 000 €, des créances clients de 1 000 € et des dettes fournisseurs de 5 000 € alors son BFR est égal à 2 000 + 1 000 – 5 000 = -2 000 €. Un BFR négatif est donc toujours plus confortable pour une entreprise puisque cela signifie que pour lancer son activité ou la faire croitre elle n’a pas forcément besoin de financements extérieurs. Au contraire un BFR positif indique que pour lancer son activité ou la faire croitre rapidement l’entreprise devra trouver une source de financement externe.
  • Bilan comptable : le bilan est l’un des documents comptables principaux. Il est fait et enregistré auprès du tribunal de commerce au moins annuellement et répertorie tous les actifs et passifs de l’entreprise. La somme des actifs doit être exactement égale à la somme des passifs.
  • Business angel : c’est une personne qui dispose généralement d’une situation financière très confortable et qui investit dans de jeunes entreprises en espérant faire une plus-value le jour où l’entreprise aura atteint le succès. Certains business angels, en plus d’apporter un financement, conseillent les entreprises dans lesquelles ils investissent et leur font profiter de leur expérience et de leur carnet d’adresse.
  • Business model : c’est le modèle économique d’une société : sa stratégie pour mener son activité et ses moyens de monétisation : ventes directes, commissions, abonnement, etc… Vous devez présenter le business model de votre entreprise dans votre business plan et votre executive summary.
  • Lettre C

  • Capital risque : investissement dans des sociétés en phase de lancement. C’est l’activité d’investissement la plus risquée car les projets sont encore naissants et n’ont pas encore bien pénétré le marché, voire vise des marché embryonnaire, mais c’est aussi le secteur de l’investissement le plus rémunérateur puisque les projets qui atteindront le succès peuvent générer des millions d’euros ce qui implique de fortes plus-values. L’activité la plus connue du capital risque est l’investissement dans des startups.
  • Charges fixes : ce sont les dépenses qui ne varieront que très peu avec les évolutions de chiffre d’affaires : loyer de vos bureaux, certains types de masse salariale, frais bancaires, etc… Ainsi si vous avez des bureaux de 100 m² et une secrétaire dans votre entreprise avec un chiffre d’affaires de 1 million d’euros ces deux postes de coûts resteront similaires si votre chiffre d’affaires augmente à 1,3 million d’euros.

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  • Charges variables : à l’inverse des charges fixes ce sont les coûts qui varient avec le chiffre d’affaires ; en général vos matières premières, marchandises et autres commissions. Ainsi si vous gérez une startup qui fait des pains au chocolat et les livre le matin via des coursiers indépendants une croissance de votre activité, donc de votre chiffre d’affaires, implique d’acheter plus de farine, plus de chocolat et de payer plus de commissions de transport aux livreurs indépendants. Ces trois postes de coûts sont donc des charges variables.

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  • Chiffre d’affaires : c’est le total de vos ventes de bien et de services pendant une période donnée. Attention, on ne soustrait rien pour calculer son chiffre d’affaires, c’est simplement la somme de toutes vos ventes. A ne pas comprendre avec les bénéfices.

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  • Compte de résultat : c’est le second principal document comptable à faire enregistrer annuellement avec le bilan. Pour en savoir plus sur le compte de résultat prévisionnel rendez-vous sur notre article Faire son compte de résultat prévisionnel.

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  • Crowdfunding : le crowdfunding, ou financement participatif en français, est une technique de financement d’entreprise qui utilise internet pour présenter son projet à un grand nombre de potentiels investisseurs afin d’en convaincre le plus possible d’investir dans une société. Plutôt que d’essayer de convaincre un business angel d’investir cent milles euros dans un projet, on essaie de convaincre milles internautes d’investir chacun cents euros. C’est la force du nombre.
  • Lettre D

  • DCF – Discounted Cash Flow : méthode de valorisation d’une société qui consiste à sommer tous les flux de trésoreries positifs que la société devrait être en mesure de générer -sur les 5 prochaines années en général- une fois ses coûts opérationnels et financiers payés. C’est l’une des méthodes de valorisation la plus employé dans le secteur de l’investissement.
  • Lettre E

  • Economies d’échelles : c’est lorsque vos coûts calculés en pourcentage de votre chiffre d’affaires diminuent à mesure que votre chiffre d’affaires augmente. En effet, si vous avez des coûts fixes annuels de 200 000€ et que vos coûts variables représentent 40% de votre chiffre d’affaires, alors pour un chiffre d’affaire de 1 000 000 € votre marge sera de : 1 000 000 – (1 000 000 * 30%) – 200 000= 500 000 €, soit 500 000 / 1 000 000 = 50% de marge. Si l’année suivante votre chiffre d’affaires passe à 1 500 000 € alors votre marge sera de 1 500 000 – (1 500 000 * 30%) – 200 000 = 850 000 €, soit 850 000 / 1 500 000 = 56,7% de marge. Votre marge a augmenté car votre chiffre d’affaires est plus élevé mais pas vos coûts fixes. Vous avez donc réalisez des économies d’échelles.

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  • Effet de volume : phénomène d’augmentation des marges (en pourcentage) lorsque le chiffre d’affaires augmente grâce à des économies d’échelles.

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  • Etude de marché : analyse de votre marché cible et de vos futurs clients afin de mieux connaitre sa taille, ses spécificités, attentes, etc… pour adapter au mieux votre offre.
  • Lettre F

  • Fonds propres : aussi appelé equity en anglais. C’est l’ensemble des fonds apportés par les associés de la sociétés à sa création et au fur et à mesure de l’arrivé de nouveau investisseurs. On leur ajoute les bénéfices de la société années après années et on retranche les pertes.
  • Free cash flow : c’est le flux de trésorerie généré par votre entreprise restant après paiement de toutes vos dépenses opérationnelles, impôts et investissements nets. C’est donc le flux de trésorerie restant pour rémunérer les investisseurs et actionnaires une fois tout le reste payé.

    Nos articles qui en parlent : Free cash flow : définition, calcul et utilité

  • Lettre I

  • Incubateur : c’est un lieu géré pour favoriser la réussite de nouvelles entreprises dans lequel elles peuvent louer des bureaux à un prix plus abordable, bénéficier de conseils et faciliter le “réseautage”.
  • Investisseur : c’est une personne qui va apporter des fonds dans une entreprise parce qu’elle croit au potentiel du projet. Elle détiendra par la suite un nombre d’actions de la société proportionnel à la somme d’argent qu’elle aura apportée.
  • Lettre L

  • Levée de fonds : apport de financement par des investisseurs nouveaux ou historiques de la société afin de financer son développement.
  • Love money : c’est la part du financement initial d’une société apporté par les fondateurs de celle-ci mais aussi par leurs familles et amis.
  • Lettre M

  • Mix-marketing : c’est le positionnement de l’entreprise concernant : sa politique produit (haut de gamme, marché de niche, etc..), sa politique de prix, sa politique de distribution (internet, boutiques en propre, distributeurs, etc…) et sa politique de communication (publicité traditionnelle, réseaux sociaux, événementiel, etc…). Essayez de toujours avoir un mix-marketing cohérent : si vous lancez un produit très innovant, une politique de communication originale et innovante semble particulièrement adaptée ; si vous visez un marché de niche très restreint il semble inutile de faire une campagne publicitaire tout public qui peut s’avérer très chère.
  • Lettre P

  • PESTEL : analyse de l’environnement d’une entreprise sur les aspects : Politique, Économique, Socioculturel, Technologique, Écologique et Légal. C’est une analyse qui peut être très importante dans certains secteur : lancer une activité très polluante dans le contexte écologique actuel ne semble pas opportun, par exemple. De nombreux secteurs économiques peuvent être impactés par les facteurs PESTEL et par conséquent les entreprises qui y exercent : secteur de la santé, de la défense, agroalimentaire, internet etc…
  • Produit d’appel : c’est un produit à faible valeur ajoutée pour votre entreprise mais qui permet d’attirer de nouveaux clients. L’objectif est ensuite de les rediriger vers des produits dont les marges sont plus élevées.

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  • Lettre S

  • Seul de rentabilité : c’est le niveau de chiffre d’affaires à partir duquel vos bénéfices sont nuls. Ainsi chaque euro de chiffre d’affaires en moins se traduira par des pertes pour l’année, chaque euro en plus par des bénéfices.

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  • SWOT : analyse stratégique de l’entreprise au travers de quatre éléments : ses points forts (Strenghts), points faibles (Weakness), opportunités à saisir (Opportunities) et menaces à surmonter (Threats).

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